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Le village de Moloy

Moloy.. d'hier et d'aujourd'hui

Origine:
L'origine la plus ancienne du nom est en 886 "MELETUM", on retrouve d'autres orthographes, MELEIS en 1012, MOLOTA-VILLA en 1135, MALOY en 1236, MOLOY en 1331. Il semble..que le nom viendrait de "Maletum" de Malus, pommier, lieu planté de pommiers.

Après l'abbaye de Flavigny, ce sont les religieux de St Seine qui « régnérent » sur le territoire de Moloy
Comme celle de Lamargelle il semble que la maison forte de Moloy a été construite au début du XVème siècle.
La production de fer a été une grosse activité dans la vallée de l’Ignon et notamment à Moloy. Au 16ème siècle elle a été modernisée, par la construction de "hauts fourneaux" et par l'utilisation de l'énergie hydraulique pour actionner soufflets et marteaux.Jusqu'à la Révolution, le fourneau et la forge de Moloy dépendront, la plupart du temps, de l'abbaye de St Seine, mais parfois de St Bénigne ou la Sainte Chapelle à Dijon, alors que ceux de Labergement auront des propriétaires "laïcs" au moins depuis 1515 et jusqu'à l'arrêt des usines au milieu du 19ème siècle.
La célèbre famille Thoureau exploitera même les deux fourneaux à partir de 1824. Ambroise Thoureau sera maire de Moloy de 1810 à 1830 et Paul Thoureau, de 1830 à 1861.
La vie à Moloy a été fortement marquée par les activités liées aux usines. On surnommait les Moloysiens "lé cu noi" ou "lé maubué" ( "les mal bués…..les mal blanchis").
En 1850, la population était de 520 âmes, 415 en 1869, 340 en 1890 et 229 résidants au recensement de 1999.
L'installation du centre de Val-Duc a permis de retrouver des emplois. et de stabiliser de la population.

Anecdotes Historiques
On prête à Henri IV, en 1595, au retour de sa victoire de Fontaine-Française contre Philippe II d'Espagne, de s'être désaltéré à la source du Château, d'où l'appellation "la fontaine du Roi".
Louis XIV serait également passé par Moloy pour se rendre au prieuré de Notre-Dame du Val-Duc (le Quartier).

Bâtiments
Eglise
   C'est le curé de Fresnois qui la desservait quand elle n'était que "Chapelle" avant la révolution.
Le cœur et l'avant cœur sont du 14ème, ainsi que retable et bas-relief.
 Agrandie par la suite, elle devint "Eglise" et pour avoir un desservant, la commune fit construire un presbytère en 1820.
 Remarquable par ses fresques du XVème découvertes en 1897 sous un badig
Une restauration ( controversée) se fit dans les années 60 par l'abbé Joly Pottuz qui ne laissa qu'une partie de ces fresques. On distingue encore un saint Michel terrassant le démon, avec des visages grimaçants sur le ventre et au genou (début 16ème ).
   Un saint évêque, un saint Blaise tenant une sorte de fourche. Une éducation de la Vierge de saint Diacre et un donateur. Un saint Joseph du 16ème, un saint Guillaume mitré et un saint Abbé barbu (saint Antoine) début 15ème.
Ces sujets sont peints dans des encadrements variés, d'allure renaissance, mais avec quelques réminiscences gothiquese.
Une écriture renaissance apparaît à côté de l'écriture gothique.
On pense que ce fut l'œuvre de plusieurs peintres.
- Piscines gothiques Louis XII.
- Plusieurs statues, dont, derrière l'autel; une Vierge et l'enfant Jésus entièrement nu, tenant un oiseau et une grappe de raisin (15ème).

La nef fut construite en 1785.
Ne manquez pas de la visiter, vous trouverez sous le porche, toutes les explications nécessaire à sa visite.
Le cimetière, auparavant près de l'Eglise, est maintenant à l'extérieur du village depuis 1803.


 
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Château
Courtépée ( 1770) écrit: "Château environné de fossés avec un pont-levis, une barbacane, dont les habitants sont les seuls obligés d'y faire le guet, la garde, et le nettoyage du fossé"
Actuellement, un château plus récent y a pris la place , la partie sud construit sur des voûtes en berceau pouvait appartenir à l'ancien château. En amont de la source, la "basse-cour" où subsiste une construction dont l'appareillage semble le plus ancien, peut-être un bâtiment de l'ancienne maison forte ?
Le château actuel fut habité par les maîtres de forges Thoureau, et après leur faillite, fut racheté par la famille Gouget; la forge et le bief en 1878, le château en 1890.

Quelques belles Maisons
Quelques maisons, du 16ème siècle avec balcon en bois et tour carrée existent encore (Style du Châtillonnais).
Maison des moines rue de la Chapelle et dans d'autres rues du village.
Niches avec statues, St Antoine, St Sebastien, Christ de Pitié.
Ecole, mairie, presbytère, furent construits au début du 19ème siècle.
Le fourneau de Moloy est bien conservé, les bâtiments de la forge ont été restaurés par l'actuel propriétaire.
L'ancien lavoir a été transformé en salle municipale, deux autre existent encore, près de la forge et près du bief.
Sur le chemin de Labergement une maison est appelée "la Salinerie".
Près du carrefour entre la D 596 et la D 6 se situait" l'Hôtel du Cycle", ancien relais pour diligences.
A Labergement le fourneau n'existe plus.
Il y avait deux moulins, il reste le moulin à écorce (le moulin à tan) qui faisait travailler une tannerie située le long du bief à Moloy.
La grande maison du maître de forge, avec son parc existe toujours.

La rente de la Jument est un domaine situé entre Moloy et Vernot.

 

 

Statue


Comme beaucoup d’autres villages, Moloy a payé un lourd tribu lors des différents conflits
!!
Preuve en est notamment nos 17 braves enfants (sur une population d’environ 250 habitants !!) qui sont tombés lors de la grande guerre et dont les noms sont inscrits sur le Monument


Coutumes
Au 18ème siècle, le jour de la purification de la Vierge, des jeunes filles allaient à la fontaine nommée la Cuisenotte. Là, elle prenaient un morceau de pain qu'elles jetaient dans l'eau.
Si le crouton flottait, c'était aux yeux de tous la preuve de la virginité de celle qui l'avait lancé. Ensuite, les jeunes filles allaient danser sur une roche qui surplombait l'Ignon.
Cette coutume est, hélas, disparue, et la roche n'a pu être identifiée.
La fête patronale est à la St Jean-Baptiste.

Ressources
Les bois (75% du territoire de Moloy est en bois) sont une source de revenus pour la commune et fournissent de nos jours en bois de chauffage les affouagistes. La chasse procure également un revenu non négligeable, Moloy étant au cœur d’un massif très prisé pour les grands cervidés
Les truffes et autres champignons permettent aux connaisseurs d’effectuer de belles promenades dans une campagne très verdoyantes.